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Un spectacle pour cacher le désastre

Faire semblant
Mentir sur le désirant
Jouir du lien d’asservissement
Dénaturation du sexe pour sa vie ou de l’argent

L’homme victime de sa propre énergie
La femme victime d’objectification de sa vie
Les rencontres continuent mais sans substance vitale
Chacun cherche à oublier le mensonge par l’échange cordial

Non l’arrière-plan n’existe pas
Ce qui se passe est très bien comme ça
Ma souffrance ? Mais tu vois bien qu’elle n’existe pas
Je mens à l’autre et à moi-même, jamais personne ne s’aliéna.

Pourtant au fond de l’être une voix subsiste
Ce n’est pas ce que je désire, je t’en prie change de piste
Derrière les sourires et rires se cache le pire
Arrête tes faux semblants et accepte le fait de souffrir

Voit la réalité telle qu’elle est :
Il n’existe presque personne pour répondre à mes besoins dans la société
Ceux d’apparences sont à profusion
Mais pour l’intérieur c’est proche de la damnation

Plus de faux sourires, vois ! Même le pire
Car en faisant, même avec le sourire
L’intérieur silencieusement continue de se détruire
Jusqu’à l’effondrement de tout, y compris les faux désirs

Voir l’incapacité des autres à répondre sensiblement à nos besoins peut être l’horreur
Mais au moins on comprendra un peu mieux l’origine de nos peurs
Et si on a la force, construire ce que l’on aurait désespérément eu besoin pour ne pas fondre
Ou du moins reconnaitre les manques qui en nous sombrent

Car ce qu’il nous manque on a bien dû plus ou moins soi-même le construire
On est alors devenu bâtisseur au lieu de rire ou mourir
Et c’est un peu comme ça que nait une vraie société
Un par un chacun faisant en qualité ce qui est bon pour soi et l’humanité.

Un spectacle pour cacher un désastre, 13/07/22

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