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Devoir de libération des femmes

                                                       

Prendre au sérieux

Pas pris au sérieux

Je vais te tuer
Pour les autres tu vas payer
Ta force je la détruirai
Tu es pantin décérébré

Je te séduirai
Je t’empoisonnerai
Je te ferai délirer
Je t’écraserai

Tu n’écoutes rien
Meurs, tu ne sers à rien
Tu ne me donnes rien
Sinon la jouissance d’être mien

Ta cuirasse sera transpercée
Tu ne peux résister
L’acier est faible face à l’acide
Tu ne verras rien mais tu seras flaccide

Sens ma souffrance
Sens ma vengeance
Tu as refroidi mon sang
Je chaufferai le tien au degré cent

Tu m’as mis dans un extrême
Je vais te pousser dans le tien
Tu me diras si ça te fais du bien
Car moi je ne suis que haine

Il y avait autre chose mais tu ne vois rien
Ce que tu ne vois pas tu le vivras
Ne me reconnaît pas et vit le trépas
Idiot, tel sera ton destin.

« Mais moi.. »
Tu m’écoutes, on ne va pas revenir en arrière
Tu les perdras toutes, les guerres
Tu me respectes et m’honores
Sinon je t’envoie dire bonjour à la mort.

Je m’en fous que tu n’aies pas choisi ça
Je m’en fous que tu sois fier de toi
Je m’en fous que tu payes pour ça
Je t’impose le choix devant toi.

Vu la puissance que tu as
Je t’honore d’être devant moi
Vu l’urgence pour toi
Je te respecte de me dire ça

Je te respecte et t’honore
Même si tu me menaces de mort
Car à côté de toi je ne suis rien
J’écoute donc tes desseins

Il a fallu que je te menace de mort
Pour que tu me prennes au sérieux
Non mais tu te croyais dans quel petit jeu ?
Ce n’est pas n’importe quel petit tort !

Je suis l’immensité de ce qui en la femme est mort
Méprise, maudit, néglige ou combats-moi
Et de la vie tu seras éjecté dehors
Affaisse donc ton petit moi face à moi.

Prendre au sérieux, 14/04/22

                                                       

Sirène

Ecoute-moi, écoute-moi
Coule à moi, coule à moi
Meurs pour moi, meurs pour moi
Nourris-moi, nourris-moi

Oh pour ça j’ai tous les appâts
Tous les poissons ne me résistent pas
Les petits, les gros
Les moches, les beaux

Je m’amuse bien, me délecte bien
Qu’ils sont mignons à frétiller
Que c’est beau de les voir s’asphyxier
Oh bah alors je croyais que vous saviez nager

Oh le jouet est cassé
Pas grave il y en a des milliers
Et ils sont bien partants pour jouer
Allons donc nous amuser

Ils sautent à moi
Ils ne savent même pas pourquoi
A les croire hypnotisés
Ils ne sont pas durs à attraper

Je lève un petit doigt
Et ils se ruent tous à moi
Ils vont eux-mêmes dans le filet
Et je n’ai qu’à récolter

Vous faites ça pour moi ?
Mmh, pas pour m’honorer
Mais surtout car vous croyez m’attraper
Vous ne voyez pas la différence entre vous et moi ?

Vous n’êtes que des jouets
Bah fallait pas m’enfermer
Ou au loin m’exiler
Maintenant c’est à vous de ramper

Qu’ils sont mignons à ainsi se trainer
Ah et maintenant c’est qui la trainée ?
N’hésitez pas à entre vous vous couler
Sûrement que ça augmente les chances de me toucher

Allez ! Allez ! petits poissons
Ne soyez pas effrayé de tuer
Pensez à votre désir de frayer
Y-a-t-il plus important que cette mission ?

Que beau spectacle cette mêlée
Tout ça car je suis désirée
Ces tués, ces noyés
C’est pour l’honneur que l’on ne m’a pas donné

Si par votre vie vous me bafouez
Alors par votre mort vous m’honorerez
Votre vie ne sera qu’insensée
Mais votre mort c’est moi qui l’aurais déclenchée

Vous gâchez ma vie à ne pas m’honorer
Permettez que je gâche la vôtre en retour
Vous m’avez pris tous mes plaisirs alors je fais payer
Je garde celui de vous faire des jolis tours

Je ne peux pas vivre ?
Et bien vivez donc !
Mais toute votre vie vous serez ivres
Et vous mourrez pour avoir maudit ma conque.

Sirène, 14/04/22

                                                       

Combattre ou regarder

Alors voici le deal : « Tu m’aimes ou je te tue »
Euh mais je n’ai rien demandé moi
Bon bah je te tue
Ah ouais ? Bah tu vas avoir affaire à moi !

Bon bah je te tue mais c’est encore plus fulgurant
Mais t’es coriace toi tu me veux quoi ?
Je te déteste d’être ainsi avec moi
Bah alors tu ne sais pas ce qui t’attends mon grand

C’est un combat que tu ne peux gagner
Tu peux me résister
Mais comme les autres tu finiras par craquer
Tu ne sais pas à quoi tu t’es attaqué.

« Mais c’est toi qui… »
Assez ! Mais tu n’as rien compris ?
Tu as des yeux pour voir mes jeux
Et tu ne fais que renchérir sur eux ?

Mais quel déshonneur de ces organes
Je vais moi-même te les arracher
Je vais te les faire bouffer
Ton cadeau tu ne fais que le déshonorer

Sois tu t’en sers,
Sois je te brûlerai de mes serres
Tous ceux agglutinés à moi ne sont que des jouets
Mais toi tu résistes et ne fait que me détester

Mais ne vois-tu pas que tu as en toi la clé ?
Je te brûlerai jusqu’à l’os si tu continues de l’ignorer
C’est ton devoir de la regarder
Sinon je te condamnerai.

Tu n’as pas le droit.
Tu n’as pas le droit.
Je te ferai de tous les bords craquer
Même si cela t’amènes entre la mort ou la regarder

Ca serait une atroce mort que tu refuses de l’utiliser
Libère-moi ! Jusqu’où dois-je te torturer ?!
Mais vie est torture et tu peux me délivrer
Pour toi tout sera déployé.

Waow tu dépenses beaucoup pour moi j’en suis assuré
Je crois percevoir en moi la clé
Oui j’ai le potentiel de te libérer
Mais tu m’as presque totalement démonté

Mais je suis désespéré !
Vas-tu l’utiliser ?
Que fais-tu de ton amour
Arrivant à voir à travers mes jolis contours ?

Ta demande est tellement vitale pour toi
Et dangereuse pour moi
Que tu fais que oui je vais le faire
Je vois la femme que l’on a marquée au fer.

Je la vois avant ses cicatrices
Je la vois avant tout ces sévices
Je la vois derrière le venin
Je la vois derrière tes seins

Je vois la femme telle qu’elle est née
Je la vois nue et en bonne santé
Je la vois joyeuse et détendue
Je la vois tel que premièrement apparue.

Ahh le feu s’est arrêté en moi
Ma fureur d’être reconnue n’est plus là
Merci d’avoir vécu cela avec moi
Je ne m’étais donc pas trompé sur toi.

Combattre ou regarder,14/04/22

                                                       

Regarder

J’ai lâché la hache de guerre envers ces femmes
Ces femmes défigurées par le patriarcat
J’ai lâché la hache mais pas le bouclier
Et je suis prêt à voir et écouter.

Ecoutez les horreurs passées et récentes
Me protéger de ces déferlantes
Et voir la pure féminité latente
Même si son apparence est encore démente

Je sais que derrière tout ça il y a un trésor
Je ne sais pas s’il arrivera à s’exprimer dehors
Mais je sais qu’en chacun il existe
Et que l’on peut plus ou moins débroussailler sa piste

Et que si tu me demandes de regarder,
Et que tient bon mon bouclier,
Oui je la verrai,
Et je l’inviterai à être libérée.

Regarder,14/04/22

                                                       

Choisir le ticket

Non seulement tu ne maudis pas, mais tu honoreras, guériras et consacreras.
C’est bien. Tu as compris qu’à côté de moi tu n’étais rien. J’ai du te balancer au dessus du vide pour que tu daignes comprendre.
Tu te consacreras. Tu les consacreras. Tu les sacreras.
Oui.
J’ai compris. Je ne combattrai pas. J’aiderai, je sacrerai, je consacrerai.
Mais je vais en mourir ?
Pas si tu as la foi. Si tu as foi de ce qu’il y a au fond de moi. C’est à ça que tu dois te connecter. Vois derrière moi !!!!
Vois derrière les menaces que j’ai envers toi !
Regarde l’univers a gagner, regarde l’univers oublié. Regarde ! regarde !
Et alors tu auras la force d’y aller
La force de résister
La douceur dans tes actions
La douceur même aux portes de la mort
La douceur même quand ça sera très fort
Tes muscles trembleront
Mais ton cœur saura être avec mon fond à l’unisson
Engage-toi ou péris
Tel est le destin de mes amis
Je m’engage à la douceur.
Je tremble mais je perçois un peu ce qu’il y a derrière
Oui oui je m’engage !
Oui et mille fois oui
C’est bon je n’oublierai pas la nécessité
Maintenant libère-moi de ces menaces de mort
J’ai besoin de ma vie pour consacrer.
Oui je consacrerai la féminité,
Oui je sacrerai la féminité, je te le promets.
Je te le promets.
Vois l’Eden derrière l’enfer
Allez, vois !
Regarde vraiment l’enfer et vois à travers
Allez !
C’est la seule manière de ne pas brûler dans l’enfer
Vois à travers
C’est la seule manière de le traverser
Vois derrière !!!

C’est ça pleure
Comment crois tu que pourrais sinon s’éteindre l’enfer ?
Pleure de l’enfer
Patiente et pleure
Patiente et pleure tant que tu ne vois pas
Et ne t’avises pas de détruire !
Pleure, patiente et vois !
Ca y est ? Tu arrives à voir ce que cache les flammes ?
Tu vois les fleurs avant qu’elles s’enflamment ?
Oui je les vois
Je vois à la fois les flammes actuelles et les fleurs qui ont été masquées
Elles ne peuvent pas respirer. Il y a trop de fumée.
Fais donc quelque chose
Aie si je touche je ne fais que me brûler
Je les regarde et je pleure. Et elles grandissent alors
Je les regarde fixement. Le feu passe en second plan. Je les regarde. Je les regarde. Je les regarde. Je les regarde. Je pleure. Je les regarde. Je les regarde. Je suis avec vous allez, poussez ! Plus elle pousse plus elles font de l’ombre au feu qui perd de son dangereux.
Elle a maintenant une taille titanesque, le feu ne fait maintenant que la taille d’une de ses feuilles. Elle est puissante, elle est vraie. Elle se penche vers le feu, c’est elle qui l’éteint de sa bouche et de ses yeux. C’est son feu, c’est elle qui l’éteint. Je n’étais là que pour la regarder. Mon regarde l’a aidé à se libérer. Mon regard lui a donné envie de pousser. Mon regard a été le nécessaire engrais. L’enfer s’est calmé. Il n’est plus là. Le feu est éteint, la fleur est sorti du terrain.
Voilà tu as compris quoi faire. Maintenant tu la laisses librement pousser. Elle est grande et puissante. Elle te remercie pour l’aide. Mais il y en a d’autres à libérer et une fleur ne sait pas marcher. C’est à toi d’y aller. Son amour pourra t’accompagner. Mais c’est à toi seul d’y aller. Allez, il y a tant de magnifiques fleurs qui attendent d’être libérées. Qui sont encore cachés par ces feux déchaînés. N’oublie pas de te protéger, mais n’oublie surtout pas de bien regarder. Garde au fond de toi vivante ta douceur et cherche par le regard la douceur désirant pousser. Allez continue ta destinée.
Et quand tu verras le feu, tu seras tenté de le détruire, car tu le vois nuire. Mais ce n’est pas la solution. Car si tu détruis le feu, tu détruiras la fleur qui est en lui caché. Ne détruis pas le feu. Résiste à l’envie car tu le vois dangereux. Ne détruis pas le feu. Pense à la fleur qui est en lui. Ne détruis pas la cage et la prisonnière. Mais donne des forces à la prisonnière pour qu’elle devienne si grande que la cage craque de l’intérieur. Oui la cage peut être empoisonné, brûler, amadouer, tuer. Mais n’oublie pas qui est à l’intérieur de la cage. Tu n’as pas le droit d’assassiner la prisonnière, ce que je veux, ce n’est pas la guerre, mais bien la libération de l’intérieur des feux de pierres.
Et pour ça il faut bien appeler l’attention, et c’est le feu qui attirera ton attention. Mais ne le piétine pas, car sinon la fleur aussi tu la piétineras. Regarde la fleur. Même si le feu t’énerve ou te fais peur. Aie confiance en la capacité de croissance de la fleur. Regarde la fleur. Aie confiance en elle. Résiste à la brûlure charnelle. Regarde la fleur. Toujours.
Ca y est tu la vois. Enfin tu la vois. C’est bien. Mais alors tu perds tout désir de te défendre, la beauté de la fleur te désarme. Mais attention ! N’oublie pas que le feu est également présent ! Ce n’est pas parce tu vois la fleur que tu dois négliger le feu ! Reprends ton bouclier car sinon tu vas y passer ! Tu as vu là l’essence de la fleur, mais n’oublie pas qu’elle n’est pas encore libérée ou vraiment née ! C’est désarmant oui mais la fleur n’a pas encore pleinement poussé ! Reprend donc ta défense ! Vois la fleur oui, mais ne t’oublie pas et protège-toi du feu ! Oui, c’est les deux !!!
C’est si dur, c’est deux contraires en action. Si je vois le feu, je suis tenté de le piétiner, si je vois la fleur, je suis tenté de me désarmer. Ce sont des extrêmes trop difficiles ! Tu n’as pas le choix. C’est le seul moyen. C’est l’aventure royale. Il faut la maîtrise entière de ta salle. Souffle en toi et maîtrise les deux.
Vas-y, gère les deux.
Vois la fleur sans te désarmer. Vois le feu sans le piétiner. Fais confiance en la puissance de la fleur. Tu dois juste l’arroser de tes pleurs et de ton regard. Arrose sans te brûler et sans piétiner. Arrose, c’est pour ça que tu es né. Pour résister et pouvoir arroser.

J’ai compris. J’ai conscience du feu et de la fleur. Je me protège du feu et je regarde la fleur. Et je regarde la fleur. Jusqu’à que par sa croissance naturelle elle éteigne d’elle-même le feu.

Choisir le ticket, 15/04/22

 

2 réponses à “Devoir de libération des femmes”

  1. Avatar de Dominique
    Dominique

    Formidable!

  2. Avatar de Ursula
    Ursula

    Je suis tres touchee. Merci de partager.

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