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Relation à la vie – 8 poèmes

La vie et le mental rencontrant leurs frictions dans le théâtre de la souffrance physique.

Faire confiance à la Vie

Sois avec moi c’est pourtant pas compliqué
C’est la seule chose qu’en ce moment je vais te demander
Inlassablement je vais te demander de bien accepter d’être par moi accompagné
Franchement si tu continues de me fuir ça va empirer


Qu’y a-t-il de si compliqué d’accepter d’être par la vie traversé ?

Ben ça me fait peur je ne sais pas où tu vas m’emmener
Je préfère à comme d’habitude à quelques moments cruciaux te cantonner
Je sais que mes films et fantasmes ne font pas le poids mais là le contrôle est lié à moi
Que c’est dur de m’abandonner à toi

Mais mon cœur tape dur contre les parois
Ces bribes de vie rediffusée il n’en veut pas.
Et surtout pas face à ce qui est proposé
Qu’est-ce que j’ai le vertige à abandonner les histoires que je peux fabriquer

Mais mon état ne fait que continuellement me pousser
Tu sauteras mais pas forcément tu t’écorcheras
Dans le vide tu y finiras, volontairement et préparé ou résistant et désemparé
Franchement tout t’invites à lâcher les fonctionnements passés et enfin rejoindre la vie qui t’attendra

Penser et imaginer c’est bien mais ce qui est encore mieux c’est de vivre la réalité
Allez abandonnes toi dans toute la vie et sa réalité
Tu as déjà été témoin de par endroits de très grandes beautés
Aie confiance que vaille le coup toutes les traversées qu’elle a à te proposer

Honnêtement je suis tellement épuisé de résister et traîner les pieds
Si c’est là où je dois aller autant que ça soit en étant le moins éraflé
Ok je m’abandonne à tout ce que la réalité a de plus pur à me proposer
Ses illuminations, ses ravins, ses souffrances, ses gaietés

Elle fera mal oui mais rien ne se manifeste sans son opposé
Oui je laisse la vie partout me traverser
Il n’y a plus d’endroits ou moments où je renonce à tout va ses invitations
J’accueille la vie, et avec le sourire j’écouterai ses directions.

Faire confiance à la Vie, 03/01/23


Adoption à la Vie

Quand bien même j’arrive à faire des trucs hyper sophistiqués, que ma compréhension des choses atteint des sommets
Face à la grandeur de la vie je ne suis qu’un petit en train de s’amuser
Je fais des choses qui pour les générations passées sont incroyables
Même qui face à la vie reste des prouesses au sein d’un bac à sable

Face à la vie je ne suis qu’un enfant
Je fais des trucs qui me sont géniales mais à peine surprenantes pour un plus grand
Je croyais que cette découverte aurait eu un effet beaucoup plus déstabilisant
Mais au final c’est très réjouissant, je suis un enfant de la vie quand bien même mon être est croissant

Je grandis oui, même très vite, mais face à la vie je reste petit et son petit
Qu’est-ce que c’est reposant, non seulement s’arrête mon orgueil pensant
Mais en plus je me sens accompagné par ce doux parent
J’ai abandonné l’orgueil et son inquiétude et j’ai retrouvé la joie tranquille d’être sous le regard de la vie

Très bien, j’accepte ma position éternelle de petit face à elle
Mais ce n’est pas pour autant que je ne peux évoluer et grimper
C’est d’ailleurs ce qu’elle m’invite à constamment réaliser
Ça doit certainement lui faire du bien de voir son petit faire de toutes les épreuves son miel.

Adoption à la vie, 04/01/23


Mental vs Vie

Le mental ou la vie ?
Que choisis-tu mon ami ?
Tu t’inquiètes ou tu te confies ?
Il va falloir choisir car la friction te détruit

Ma réflexion fait concurrence à la grande orchestration
Je n’en fais qu’à ma tête malgré les révélations
A quoi ça sert de demander si ce n’est pas pour écouter ?
Qu’est-ce que tu fais à dans le vide t’agiter ?

C’est pas marrant de te voir dans le vide combattre et tout remuer
Pourquoi avec rien faut-il que tu essaies de produire de quoi être inquiet ?
Laisse l’air un peu donc circuler et cesse de vouloir tout régulariser
Douanier alors que tu pourrais avoir les bottes d’hermès à tes pieds

Tu les as mais tu ne fais que gratter le bitume et contrôler
Pas totalement je le sais, mais ce n’est pas encore assez
Je veux l’opération entièrement réalisée et pas à moitié
Abandonne-toi, change résolument de manière de penser

Il s’agit que toi et ton mental soient au service de la vie et pas de rivaliser avec la vie
Ça se passe superbement bien quand avec la vie tu travailles main dans la main
Pourquoi ne pas l’étendre à un peu plus chaque matin ?
Que c’est dur, j’ai du mal à faire confiance à la vie pour d’autres domaines en lien avec qui je suis, genre ma santé je crains qu’elle soit démolit

Et puis si je lui offre tout, qu’est ce qui me différencie d’un zombie ?
De la vie certes mais quand même un zombie
J’ai beau essayer de m’en détacher, je m’empêtre et m’affaiblit
Ben évidemment puisque c’est de la vie dont tu cherches ton autonomie !

Ne vois-tu pas qu’avant même de commencer ton objectif est voué à la faillite ?
Vivre en étant indépendant de la vie, ça n’a aucun sens mon ami !
A moins de désirer être au-dessus et contrôler ce qui nous régit
Genre le principe initiateur de la vie, dieu ou l’origine de tous les mythes

Vois-tu là l’arrogance de ta réflexion souhaitant être au-dessus de qui l’a créé et dont elle ne pourra jamais avoir accès ?
Etre le principe initiateur de la vie bon courage, de la vie tu n’en sais même pas plus qu’un bout riquiqui
Et même savoir tout de la vie impliquerait d’avoir vécu plusieurs vies
Admet que des mystères perduront et que l’humanité ne peut être au-dessus de ce qui l’a créé

Mais là le mental il faut le retenir car il n’a pas peur d’affronter même en étant effronté
Combien de mythes ne sont que le résultat d’un orgueil mal placé ?
Tout être est déterminé par une plus ou moins grande vassalité
Vois-tu l’arbre contre la terre qui l’a accueilli se fâcher et la rejeter ?
Et puis ça commence à sérieusement me saouler d’argumenter

Si tu te crois plus heureux vas-y vis en dehors de la vie avec ton mental de vache à lait
Tu expérimenteras l’aridité et la stérilité
Cette arrogance tu ne l’aurais pas si tu étais capable de recul et de voir ce que ton mental exploite c’est la vie qui te l’a donné
C’est là l’erreur fondamentale à corriger, la vache tu l’exploites mais la vie tu ne pourras jamais lui donner

L’exploitant n’en fait pas le générateur premier du vivant
Tu as une forêt, très bien mais ce n’est jamais toi qui pousse à la place des arbres
Est-ce que c’est toi qui grandis à la place de la vache ? Qui génère du lait ?
Ça y est tu vois l’arrogance et ta stupidité ou dois-je en rajouter ?

Ok ok j’ai confondu exploiter et profiter avec le principe générateur de vie
Que si la plupart des trucs je savais comment les reproduire et faire fonctionner ben c’est comme si c’était moi qui avait tout fait
Mais non, il y a une chose que je ne pourrais jamais remplacer et c’est bien le principe générateur de vie

Je peux comprendre ses mécanismes et les favoriser, les optimiser voir les trafiquer
Voir comprendre de quoi il est constitué
Mais toutes ces connaissances ne me permettront pas de créer la vie
Même un vers de terre, je ne saurais à partir de la terre lui donner naissance et le faire grandir sans la vie

Donc je m’incline avec respect devant la vie
Il y a des choses qui resteront mystères et seront inatteignables car dépassant ma toute petite vie
Je calme mon mental et son orgueil d’être au-dessus de la vie
Aussi intelligent qu’il est-il en reste et restera pour toujours son produit.

Mental vs Vie, 04/01/23


Traversé par la Vie

Le truc c’est qu’en en étant en vassalité à la vie on ne perd pas forcément sa liberté
Ce n’est pas oui de tout je perdrai ma volonté
Mais plus sur ces trucs importants je vais te conseiller
Et si même l’idée directrice tu la bafoues là je risque de m’énerver

Ce n’est pas perdre pure identité et originalité, simplement accepter qu’il y a des situations cruciales où c’est mieux de l’écouter
Et certaines où c’est encore mieux de la laisser nous traverser
C’est simple, pratique et je n’ai pas besoin d’à moi-même renoncer
Simplement accepter que mieux que moi elle sait et ne pas à vouloir la détrôner

Il n’y a pas aliénation il y a coopération
Et ça implique que des fois il faille lui laisser la main
Tout comme à d’autres trucs c’est à moi de prendre les choses en main
Et qu’une bagarre sur qui tient le volant et on risque les accidents et perditions

On peut se considérer celui ayant toujours le droit de veto
Mais après quelques tonneaux en général on comprend que la vie voit d’un peu plus haut
Et donc on accepte avec plaisir ses interventions, conseils et orientations
Bien que ça puisse contrecarrer nos plans d’actions importe la confiance en ses interventions

Il suffit en général de regarder pour être stupéfait de ce bien
Mais encore une fois être témoin ne veut pas dire être rien
La vie passe à travers moi et ainsi je suis
Etre, c’est empêcher au minimum d’être animé par le flux de la vie

Et évidemment plus de ressources on a, plus jouer avec des trucs elle pourra
Vivre sa meilleure vie, c’est au final cultiver et profiter au maximum de la vie
De telle sorte que lorsqu’elle passe à travers moi elle ait le maximum d’outils
Et que j’ai le bonheur d’être témoin de la magie qui se passera.

Traversé par la vie, 04/01/23


Acceptation du monde et de la vie

Être avec la vie, oui c’est très bien sur le papier
Mais quand on souffre très difficile de ne pas la bouder
Voir de ne pas l’envoyer balader parce que quand même qu’est-ce qu’elle nous a fait baver !
Malheureusement les lois immuables de la réalité ne vont pas s’adapter à notre volonté

C’est dur je sais mais nécessaire à l’intégrité et que tout puisse coexister
Oui ça t’a piqué, oui ça t’a brûlé
Mais imagine si à cet instant pour toi spécialement le piquant arrêtait de piquer, le brûlant de brûler ?
Comment ferait le monde pour continuer de tourner ?

La seule solution est qu’il y ait des règles auquel personne ne peut échapper et qui restent toujours figées
Ce qui implique qu’elles puissent être à la fois sources de plaisir et de souffrances en fonction du contexte donné
La brûlure sur ton doigt et la nourriture que tu cuiras répondront aux mêmes lois
Le coup que tu reçois répond à la même gravité te permettant de marcher dans les bois

Nan mais des fois c’est trop faudrait pouvoir un peu changer pour moi
Hop hop hop celui qui décide ce n’est pas toi
Mais toute cette souffrance, pourquoi ?
Elle aussi elle répond à des règles un peu compliquées parfois

Mais imagine que tu ne souffres jamais de te brûler, tu pourrais te calciner des membres entiers
De même que les cicatrices te permettent de te rappeler de te protéger
Si tu vois bien tout a un ordre qui n’a envers toi aucune animosité
Il est là et donne un cadre à tous pour évoluer

Et il donnera à tous le même sort sans préférence et favoritisme
Et c’est à nous de nous incliner et nous adapter
Et sûrement au grand jamais de demander aux règles de changer
Car alors c’est le monde entier qui s’effondrerait en un cataclysme

C’est parfois dur, très dur, mais c’est aussi le socle permettant à la réalité d’exister
Qu’indiffèrent au bien et au mal, il est
A nous de bien agir pour goûter au maximum du plaisir
Tout en sachant que la souffrance pourra toujours revenir.

Acceptation du monde et de la vie, 04/01/23


Souffrances et plaisirs de vie

Tout le monde obéit aux mêmes lois de la vie
Et la souffrance que tu vis n’est que la conséquence d’une loi qu’auparavant tu as jouis
Si c’est si simple pourquoi se sent-on si facilement démoli ?
Euh… parce qu’on oublie ?

Parce qu’il y a des souffrances qui restent plus longtemps que des plaisirs ?
Il y a toujours des points communs entre ce qui me fera hurler de douleur et rire de plaisir
C’est dur, dur à l’accepter mais vrai pourtant
Alors, est-ce que ceux qui souffrent le plus sont les plus heureux pour autant ?

Ben ça pas marche pas comme ça, pas exactement
Car va dire à celui déchiré par la vie que les deux côtés sont indissociables de la vie
Il te dira qu’il a plus goûté à l’un qu’à son amie
Donc, quelle est la relation qui les lie intrinsèquement ?

Que pour ressentir le plaisir, il faut accepter le risque de souffrir
Mais que grande souffrance n’implique pas forcément grand plaisir
Par contre s’ouvrir implique toujours de pouvoir souffrir
Dis donc ! Y’a pas une arnaque dans ce que tu viens de me dire ?

Genre ouverture au plaisir implique possible souffrance
Mais souffrance n’implique pas possible ouverture au plaisir ?
Nan mais les règles de la vie faudrait les réformer pour que ça soit moins pire
Euh mais ça fait sens ainsi puisque la souffrance existe pour qu’on n’ait pas envie de la répéter et qu’on y pense ?

Et que le plaisir pour qu’on ait envie de le réaliser
Et bien alors pourquoi s’ouvrir au plaisir implique le risque de souffrir ?
Parce que les deux ne sont qu’une interprétation d’une sensation
Plaisir et souffrance vont par pairs, une maison toujours fermée est une prison, une maison toujours ouverte perd sa qualité d’habitation.

Souffrances et plaisirs de vie, 04/01/23


Souffrance à regarder

Quelles sont dures à accepter les lois de la vie
Qu’il est difficile de s’avouer déçu des choix qu’on a pris
On préfère rejeter la faute sur elle
Plutôt elle que de faire face à notre dimension toute frêle

Non ce que je ressens est à cause de la vie
Non je n’y suis pour rien ce n’est pas moi qui détruit
Ce sont ces lois qui m’arrachent au plaisir d’être en vie
Maudits trucs qui dépérissent et m’arrachent les pieds du lit

Elle est contre moi, je prends tellement cher par ses lois
Elle est pour tous impartiale mais je t’accuse encore une fois
Pourquoi faut-il que ça tombe sur moi ?
Elle s’applique à tous n’empêche que je suis encore une fois la proie

C’est n’importe quoi, je ferais repousser les cheveux, réparer muscles et secteurs tendineux
Bref tout serait mieux si j’étais dieu
Pourtant je ne vois véritablement pas clair avec mes yeux
Ne vois-tu pas que c’est la souffrance malgré nous subies qui fait avancer le jeu ?

Se débarrasser de toute souffrance sans le moindre effort ne nous rendrait pas en quelque sorte mort ?
Quoi faire si la moitié de mes sensations cessaient d’exister ?
Je ne serais donc qu’à moitié vivant, extrudé d’une part de mon humanité
Est-ce que véritablement serait plus enviable ce sort ?

Non pas vraiment, avec certes des avantages mais à un prix bien trop coûtant
Mieux vaut pouvoir souffrir qu’être à moitié vivant
Ça implique donc de lâcher mon énorme déni que ce que je subis moi ou les autres n’y sont pas impliqués
C’est vrai que c’est plus facile de rejeter la faute sur la vie et d’y mettre le paquet que de voir que moi ou d’autres en ont la directe responsabilité

Et donc qu’à la souffrance que je subis se rajoute la souffrance d’avoir d’une certaine manière failli
Et ça ça en met un coup dur à notre estime d’être bon envers soi
Que de la vie je voulais être roi mais ce n’est déjà clairement pas gagné avec moi
Je redescends de la tour où je suis monté pour retrouver mon humilité tombée dans l’oubli

La première souffrance était déjà suffisamment grande pour en mettre aux oubliettes
J’ai le dos encore courbé mais je relève la tête
J’ai ce poids de souffrance à porter et ne vais pas à plus haut m’en débarrasser
De sorte à ce que je puisse réellement m’en occuper pour l’alléger sans perdre mon humanité.

Souffrance à regarder, 06/01/23


A genoux à tous les coups

La vie nous met doublement à genoux
La première on la subit, celle de notre être en souffrance
Où le corps perd un peu de son adhérence
Où l’âme crie le supplice des ruptures et remous.

La deuxième c’est quand malgré la première on persévère
Et que nous tombent dessus de manière inattendue des cadeaux
La première ne s’est pas forcément atténuée mais la deuxième change radicalement l’atmosphère
Merci, merci et je ne peux que m’agenouiller face à cette beauté surprise venant d’en haut.

A genoux à tous les coups, 08/01/23

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