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Retour au corps

Ciel et Terre

Beurk le corps
Pfft tu sens la mort
Moi je suis bien au-dessus
Je suis la volonté, toi le bossu

La jouissance moi-même je la dirige
Tu n’es qu’une structure creuse
Un truc qui prend des piges
Moi je suis l’invincible matière vaporeuse

Tu n’es qu’esclave, tu es là parce que tu es là
Ah mais arrête avec tes désirs et ta fatigue
Lâche-moi ! Tu m’empêches d’être lucide
Ne m’abaisse pas à ton ici-bas

Ah mais tu veux lutter ?
Moi aussi je suis affûté
Tes instincts grandissent
Mais je resterai en lice

Je vais te contrôler, te mater
Ah et de ce côté tu te mets à me dominer
Pas grave de celui-là je domine
Chacun agit seul dans son domaine qui prime

Aucune tempérance, pas d’alliance
Le juste minimum pour ne pas se disloquer
Une cordialité faite de manigances
Et tous les bords qui commencent à fuiter

Bon, on ne pourrait pas s’arrêter ?
C’est la même équipe aucun ne peut seul gagner
On voit rarement le barreur cracher sur le rameur
Ou le coach négliger son joueur

Vous ne croyez pas que chacun irait mieux…
Hé c’est lui qui me méprise !
Il renonce à tout lâcher prise
Faudrait qu’il arrête de me piétiner

Pour ça faudrait un peu plus d’humilité
Quels sont tes mensonges sclérosés ?
Tu ne prends même pas le temps de m’écouter
Comment pourrait-il y avoir amitié ?

Nan bah on va tous les deux sombrer
Tu te dis éveillé
Mais tu n’es qu’un gamin maltraitant son jouet
Aie… nan mais c’est bon on peut arrêter ?

Vas-y j’en ai marre qu’on se tape dessus
On ne pourrait pas plutôt agir pour assouvir
Plutôt qu’utiliser l’énergie pour qu’on s’entretue ?
Il doit bien avoir des communs désirs

Ou des bénéfices touchant les deux
Même si l’action est demandée par l’un
Les deux peuvent jouir du besoin
Toucher la terre ou le ciel, aucun des deux n’est miséreux.

Ciel et Terre, 7/02/22

                                                       

Juste expérience

Je fais n’importe quoi
Avec mon corps je suis maladroit
Je ne comprends pas bien ses désirs
Je crois bien faire pour l’assouvir

Mais des fois c’est pire
Alors je préfère me contenter du basique
Comme ça je prends moins de risque
Quelle douleur d’essayer et ne pas comprendre ce qu’il essaie de dire

Qu’est-ce qui est pire ?
Négliger et ignorer une demande
Et alors ne rien ressentir
Ou écouter et tâtonner

Et de notre possible incompétence souffrir ?
Le premier c’est facile, on se met au-dessus
C’est tellement loin que ça n’existe plus
Le deuxième c’est plus

Quelle souffrance de s’être trompé
On est déçu de soi et ses capacités
On pensait savoir ce qu’il fallait
Mais après la vérité est percée

Non ce n’était pas ça que je voulais
T’as pas réussi à m’écouter
Ben maintenant tu pleures
Rends-toi compte de ma douleur

C’est pas du tout le bon chemin j’ai compris
Si je continue je sais ce qui m’attend
Les pleurs m’indiquant que par-là c’est sens interdit
Je dois construire une autre route qui touche l’aimant

Et puis cette mauvaise expérience va me permettre de mieux me diriger
Je peux avoir une meilleure idée de la direction à choisir
Pas forcément tout barrer ou la totale opposée, mais des angles à ajuster
On ne voit pas toujours tous les sens interdits avant de les franchir

Il y en a qui sont très bien déguisés
Ou auxquelles on avait développé une cécité
Bon, on va pouvoir réorganiser tout ça
Mettre de l’ordre sur les chemins et faux-plats

Il y a des sagesses qui ne peuvent s’acquérir que par l’expérience
Car les goûts, besoins et désirs dépendent de qui l’on est
Mais peuvent aussi avec le temps évoluer
Les choix inadaptés font partie du coût de celui qui recherche de fructueuses alliances.

Juste expérience, 07/02/22

                                                       

Rééquilibrage

J’ai retrouvé mon corps
J’avais une certaine cécité du dehors
Cela ne valait pas la peine
C’était une méprisante rengaine

Je tolérais car c’était nécessaire
Mais c’était une lourde pierre
Un boulet qu’il fallait ménager
Sans voir les dégradations que je causais

Ce n’est pas un boulet mais une maison
Et ce n’est pas parce que la vue est belle au balcon
Que le sous-sol et fondations deviennent indignes
Et méprisables d’être dans la terre, la première ligne

Non, le balcon aussi beau qu’il est ne peut pas flotter
Élégance et raffinerie ne remplacent pas les piliers
Ça serait bien que ceux du dessus arrêtent de cracher
Car si ça s’effondre ils deviendront eux aussi graviers

Chacun à sa place est une maison bien repartie
Où se mélangent échanges vivaces et d’amis
Chacun a ses forces et qualités uniques
C’est par le mélange de matériaux qu’on obtient la plus belle tunique

Rééquilibrage ,07/02/22

                                                       

Retour à la maison

Bienvenue à la maison
Ça fait longtemps que tu n’étais pas resté
Tu venais rapidement t’approvisionner
Et très rapidement tu prenais une autre direction

Pouf ça fait du bien d’être réuni
Ça commençait à vraiment craquer
Les volets battaient de tous les côtés
Il y avait besoin de prendre soin du logis

C’est beaucoup plus calme maintenant
Oui tu prends plus le temps
Il n’y a pas de mal à multiplier sur plusieurs niveaux les ouvertures
Juste la cheminée ferait un air vicié si ça dure

Oui certes ça fait une belle fumée
Mais y’a aussi besoin d’aérer
Sinon la pression risque d’éclater portes et volets
Alors avec grand plaisir ouvrons et prenons soin de tous nos moyens de s’exprimer.

Retour à la maison, 07/02/22

                                                       

Autopunition

Culpabilité d’avoir fait
Ça aurait pu mieux se dérouler
Non mais pourquoi t’y a pas pensé ?
Renie-toi d’avoir ainsi fait.

Tu as dit ou fait l’interdit
Tu risques de le payer par ta vie
Tu te rends compte du danger ?
Nan mais renie tes propos dérangés

Tes sensations doivent être rejetées
Tes désirs il faut les réprimer
Et surtout ne pas en parler,
C’est menacer l’ordre rangé.

Peut-on reprocher à quelqu’un de se trahir
Quand sa vie est en ligne de mire ?
Mais le plus grave est quand on oublie
Et qu’on croit ses propres mensonges sur sa vie

Le camp adverse était trop puissant
Notre intérieur a rejoint ses rangs
On se juge soi-même coupable d’avant
Coupable d’avoir pu exprimer un avis différent

Mon avis passé a existé
Selon un état et contexte donné
Plus difficile d’être vrai en tant que prisonnier
J’ai le potentiel de liberté de mes pensées.

Autopunition, 09/02/22

                                                       

Mépris du physique

Oh non ça ne me concerne pas
C’est un truc pour superficiels et apparats
Je suis au-dessus de tout ça
Cassez-vous bande de malfrats !

Mais en même temps je n’y suis pas insensible
C’est vrai que l’élégant m’attise
Que le beau me mets aux prises
Pourquoi donc je méprise ce sensible ?

Ça demande plus d’efforts, plus d’attention
Plus de temps, de précaution
Donc une forme d’amour envers le physique
Et ça c’est pas ma fabrique

C’est pas que c’était à éliminer
Juste que c’était rarement une priorité
Que je ne savais pas ce que c’était
Et que c’était en conflit avec économiser.

Le mépris est un très bon outil du déni
Je dis que c’est sans intérêt
Afin de ne pas voir ce que j’aimerai
Et surtout cacher l’incapacité que je vis

Bon on fait comment pour progresser ?
Arrêter de mépriser implique de voir mon incapacité
Et donc souffrir de ce manque
Et voir mes erreurs de tourmenté

Le déni protège de la souffrance
Mais aussi de toute croissance
Comment réparer des causes que je ne vois pas ?
Mais comment supporter de voir ces erreurs que je ne voyais pas ?

L’erreur qu’on découvre plus tard
Est vite un cauchemar
Comment réparer ce qui a été gravé ?
Comment accepter de voir ce qu’avant je faisais ?

Ah c’est intolérable
Je m’en veux d’être ce que j’ai été
Pourquoi as-tu donc fait ces erreurs ?
A ce moment-là pour moi c’était le meilleur

Je n’avais pas tes connaissances
Encore moins celles des erreurs futures
Je n’avais pas non plus ta conscience
Me comprends-tu ? Peut-on réparer la rupture ?

Il y a des erreurs qu’on ne peut pas réparer
Mais que l’on peut accepter ou se pardonner
A l’époque tu croyais bien faire
Et ce n’est que plus tard que tu as vu le petit enfer

Maintenant tu as l’opportunité de le faire paradis
Utiliser ces erreurs et souffrances pour changer ta vie
Agir différemment du passé
Vivre et expérimenter la beauté.

Mépris du physique, 09/02/22

                                                       

Honorer le corps

Mon corps est une machine de guerre
Je peux tout lui faire faire
Il tellement fort qu’il s’adaptera
Il gère, régule fonctionne sans embarras.

Certes, mais c’est oublier l’autre dimension du corps
Mon corps est aussi un temple
C’est une magnifique entité à vénérer sans remords
Un cadeau divin qui mérité qu’on le contemple

Pas seulement un ou deux organes bien faits
Mais bien son entièreté
Intérieur comme extérieur
Et pour les deux, l’honorer comme un serviteur

Cela ne veut pas dire le priver de tout labeur
Mais lui consacrer égards et attentions en toute heure
Essayer de lui offrir le meilleur
Exercice, nourriture, soins et ardeurs

Etre conscient que des fois il peut être aveuglé
Ses désirs n’ayant pas assez d’expériences
Mais calmement faire preuve de conscience
Et lui proposer un autre met de qualité

Accueillir les authentiques adorateurs
Un temple n’est pas contre des bouquets de fleurs
Mais bien rester le premier prêtre
Et être vigilant à des possibles voleurs ou traîtres

Le corps est à la fois temple et moteur
Ce n’est pas parce qu’il sait cicatriser qu’il faut le négliger
C’est aussi le grand accueil de jouissance et douleur
La sculpture divine qu’il nous convient de diriger.

Honorer le corps, 09/02/22

                                                       

Prendre soin

Prendre soin, c’est une capacité à honorer
Celle de consacrer son temps à aimer
Et aimer avec un agir
Agir pour protéger du pire

Ou pour soigner ce qui empire
Ou pour célébrer ce qui a le potentiel de s’embellir.
Pour soi, un objet, un animal, quelqu’un
C’est un beau et éprouvant chemin

Des fois on est impuissant, des fois on est négligeant
Et pourtant notre aimant nous attend
Il nous accompagne dans la souffrance
Pour peu qu’on arrive à ne pas rester bloqué dans l’errance

Et même cette errance on peut en sortir
On rencontre souvent des répétitions
Essayant de nous faire sortir de cette émotion
Et sous l’actuel tracas souvent se cache « Arriveras-tu à te souvenir et ressentir ? »

Car peut-on souffrir si l’on ne prend soin de rien ?
Prendre soin c’est aussi pouvoir souffrir d’une perte
Si l’on a rien, pas même soi-même, que tout est inerte
Comment pourrait-on souffrir d’un glissement de terrain ?

Prendre soin c’est accepter qu’on pourrait souffrir
Mais décider de quand même ressentir et agir
Car c’est une énorme dimension du vivant
C’est vivre l’amour transperçant et rayonnant

C’est accepter de nécessaires efforts
Pour caresser ce qui a de plus fort
Vivre les nécessaires rencontres avec la mort
Pour prendre soin de l’amour souhaitant battre fort.

Prendre soin, 10/02/22

                                                       

Voir

Beaucoup de nouveauté
Des sources vivifiantes par paquets
Et voilà que je cherche à m’en protéger
« Mais dit faut partager, tu l’as mérité ? »

Oh vous me cassez les pieds
Laissez-moi donc exister
Si ça dérange on viendra me l’exprimer
Et on me demandera si je souhaite partager

« Mais ordure d’ainsi profiter, viens-là que je te corrige
T’as pas encore compris que ta vie c’est moi qui la dirige ?
Te voir ainsi profiter je ne peux pas le supporter
Des fois c’est trop il faut te casser

Bien sûr je ne vais pas te dire les vrais raisons
C’est pas moi mais les règles et interdictions
Même si je les invente à l’instant t
Ah sécheresse et fermeté, la bouche serrée

Non c’est intolérable, coupe ta joie et simagrées
Sois droit, les règles c’est plus carré
C’est fiable, c’est la parfaite et juste volonté
C’est la seule et unique vérité. »

Ah ok j’ai compris, vous avez un ersatz de boussole
Et quand avec la mienne je me développe et dépasse vos pôles
C’est une menace à votre propre système
Vous verriez que la vôtre n’est pas du tout originelle

Qu’on vous l’a cassée, que vous l’avez perdue ou enterrée
Oh ça oui il y aurait de la douleur à s’en souvenir
Je peux comprendre votre désir de fuir
Mais ce processus de destruction vous le perdurez

Comment pouvoir guider sans détruire
Quand soi-même on est perdu dans l’enfer du souffrir ?
Comment pouvoir vous-même vivre
Quand reste les marques rouges vives de vieux livres ?

Elles ont beau être passées
Elles continuent de tamponner la réalité
De lui donner une couleur filtrée
Privant de la joie des nuances colorées

Alors revenons sur ces marques
De toute façon elles viendront à nous
Pour qu’enfin on se démarque
Et qu’on sorte de ce mauvais trou.

Voir, 11/02/22

                                                       

Corps = Temple

Mon corps est un temple
Merveilles et forces se contemplent
Pêches et vigueur en offrandes
Rêche et douceur d’amande

Mon corps est un temple
Même s’il n’est pas intem-
Porel je ferais tout
Oui je dépenserai mes sous.

J’accueille soins et cadeaux
Tout cela j’en fais mon eau
Exercices, étirements
Saveurs du jouissant

Jouir du fonctionnement
Même si ça pique par moments
Si je suis encore là
C’est que ça fonctionne ici-bas
Des fois on rencontre des bévue
Des pt’its trucs qu’on avait pas vu
On peut prendre soin et guérir
Et avec douceur prévenir

Mon corps est un temple
Merveilles et forces se contemplent
Pêches et vigueur en offrandes
Rêche et douceur d’amande

Mon corps est un temple
Même s’il n’est pas intem-
Porel je ferais tout
Oui je dépenserai mes sous.

Corps = Temple, 10/02/22

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