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Voix d’hommes -première partie (patriarcat)

Raison du dilemme (réponse à dilemme atroce)

Je ne m’en veux pas trop d’avoir ainsi joué
Pour elle, c’est facile d’aimer, elle est sûre de l’avoir créé
Mais moi, comment je peux aimer ce que je ne suis pas sûr d’avoir créé ?
Et avant ce n’était pas pareil, maintenant je sais.

Quand on ne savait pas, tout allait bien
Mais maintenant qu’on sait,
La compétition entre mâles est exacerbée
Chacun menace d’avoir sa propre armée

Sans le savoir, est en train de dominer une lignée
Qui un jour pourra se retourner sur ceux qui ne l’ont pas créé
Non, cela il faut l’arrêter et se protéger
Il faut s’assurer d’avoir à soi une lignée

La compétition passe maintenant aussi dans la lignée
Les mâles demandent aux femmes d’être instrumentalisées
De participer par une procréation contrôlée
La puissance de la lignée et du mâle sont maintenant associés.

Raison du dilemme, 16/04/22

                                                       

Exploitation par la rationalité

Qu’est-ce qui est mieux : Laisse exister et ne pas posséder
Ou tout brûler et posséder ?
Brûler, oui, brûler et ça sera à moi
A quoi bon que cela existe si ce n’est pas à moi ?

Oui c’est ça, cela a de la valeur d’exister si c’est à moi
Sinon tout est bon à faire tant que cela me fera le posséder
Même si le butin est une ville rasée ou des corps mutilés
A moi ! A moi les possessions de roi !

Et puis si c’est à moi, c’est ma propriété
Je peux donc l’utiliser, le maltraiter, le jeter
Pas de problème puisque c’est moi qui en ai la responsabilité
C’est moi le juge de ce qui est bon pour ma propriété

Oui donc que ça soit à moi ou pas rien ne change
Dans les deux cas je m’autorise à posséder et maltraiter mes monnaies d’échange
Qu’importe puisque j’ai les droits de propriété et de conquête
Bon d’accord quand je rencontre un plus fort ça s’arrête

Mais ça reste très bien, on partage les mêmes desseins
Tout ce qui m’appartient est totalement mien
Et il est normal de chercher à s’étendre
Car la conquête de pouvoir ne peut attendre

Et on peut rencontrer plus fort que soi
Mais bon ça reste un combat de roi
Car après tout à la fin il n’y en aura que quelques-uns
Normal que certains perdent la main

Bon, une fois que j’ai tout possédé je fais quoi ?
Je m’étais occupé à toujours plus posséder
Je n’avais pas vraiment le temps à autre chose me préoccuper
Mais maintenant règne un calme plat

J’ai tout mais la terre n’est pas très vivante
Allez, divertissez-moi, servantes !
Ben non, ça ne marche plus non plus
Où suis-je ? Que fais-je dépouillé et tout nu ?

Je croyais tout avoir mais je n’ai rien
Je ne comprends pas, je croyais avoir fait tout bien
J’ai passé ma vie dans la rivalité
Et de nombreux hommes qui pensaient m’avoir je les ai dégommés

Le reste m’a bien distrait
Où ai-je pu donc me tromper ?
Le reste ? Le reste ? Mes richesses ? Non Mes terres ? Non
Mes soldats ? Non Mes villes ? Non Mes animaux ? Non

Ah je crois bien avoir une idée mais sens la lourdeur tomber
Mes serv… Quel est donc ce nom ? Quelle est donc ton sens des priorités ?
Tu me fais enrager, si nu que tu es j’hésite à tout de suite te tuer !
Attends, attends, je peux t’expliquer

On est tellement préoccupé par l’autre à ne pas se faire assassiner
Qu’on a décrété bon tous les moyens à portée
Ok l’esclavage ce n’est pas inclure l’humanité
Mais la mort c’est aussi son arrêt !

Je dois survivre parmi les miens
On ne sait jamais quelle rivalité éclatera demain
Tout pouvoir ou richesse était donc à amasser
Car si jamais l’autre en a plus je vais me ramasser

On est dans une course de survie
On a exploité tout ce qui pouvait améliorer notre vie
Ceci est votre combat, pas le mien
Pourquoi m’avoir inclus dans ce jeu malsain ?

Ben c’est la loi du plus fort
Ça fait très longtemps que ça existe dehors
Mais là par nos pensées on a pu l’améliorer
Et tous les êtres vivants on a pu les exploiter

Les animaux il fallait les dompter
Les femmes il fallait les convaincre de nos pensées
On a dû trouver des fausses pensées à inculquer
Tout un travail d’instauration d’une naturelle supériorité

Bah oui, un animal ça ne va pas trop penser
On peut l’envoyer à la guerre, le brûler
Il gardera pour nous sa fidélité
Alors que les femmes il faut les dissocier

Il faut les rendre dépendantes, que bonnes à marier
Et surtout les convaincre qu’ainsi elles sont ainsi nées
C’est vraiment la clé
Leur faire croire qu’il n’y a jamais eu d’autres réalités

A un nouveau-né, tu peux lui faire croire qu’un arbre est sa mère
Alors pourquoi ne pas faire croire des choses aussi grosses à toutes les mères ?
Bon, j’ai à peu près tout dévoilé
Je prends conscience qu’on a un peu abusé

Désolé, on s’est dit que pour survivre c’était une bonne idée
Que ceux qui ne le ferait pas cesserait d’exister
Une loi du plus fort institutionnalisé par les sexes
J’avoue qu’à côté parait bien pâle l’invention du silex

Je suis vraiment consternée de ce que vous avez fait
Mais je comprends aussi vos méfaits
Face à la peur réelle d’être tué nous paraisse bonnes de dangereuses idées
J’espère que ta nudité te fera rendre compte de ce que tu as piétiné

Je n’ai vraiment pas plus de mots à t’annoncer
Cette loi du plus fort rationalisée sur une moitié
J’en suis toute consternée et ébahie
Je n’aurai pas imaginé qu’on puisse faire cela de la vie.

Exploitation par la rationalité, 17/04/22

                                                       

Prétention de l’un

Bienvenue dans un monde sans féminité
Où la guerre est facteur d’unité
On se rassemble pour la violence
On vit nos propres transes

Le feu purificateur n’est plus
Alors le feu destructeur est dans l’abus
Il est tellement vorace
Qu’il prend en nous toute la place

Incapables de participer à l’éveil de vie
Il faut bien pourtant qu’on s’y relie
Alors on détruit continuellement la vie
Et on perdure notre survie

Mais bon, à détruire plus vite qu’elle se régénère
S’amincit l’espérance de nos congénères
Il y en a bien qui voit ce changement d’air
Mais ce feu trop vite dégénère

Une fois le combat lancé
Difficile de l’arrêter
Si je calme mon feu
Qui dit que l’autre ne me calcinera pas de ses yeux ?

On s’est vraiment égaré
On a oublié comment on en est arrivé là
Ah. Il n’y a pas une partie qu’on aurait oublié de consulter ?
La féminité, ce truc enfoui par-ci, par-là ?

Si tu crois que c’est ainsi que je vais me montrer
J’attends bien plus de respect
Continuez donc de vous entretuer
De là où je suis, je suis habituée.

Nan mais on ne voulait pas dire ça
C’est vrai que j’ai été maladroit
Mais si tu nous disais qu’on serait plus puissant avec toi
Possible qu’on t’utilise pour abattre les malfrats

Ah vous me saoulez avec vos histoires de roi
Je ne vais pas lever le petit doigt
Revenez quand votre langue sera asséchée
Et que vous cesserez d’avec m’insulter.

Bah oui tiens on va continuer
La nature est à peu près maitrisée
On devrait se débrouiller
Et ainsi continue les guerres amplifiées

Jusqu’à que se fasse rare l’eau saine
Que se dévastent toutes les plaines
Et alors, faibles et assoiffés
Ils se souvinrent de celle qu’ils avaient congédiée

On était bien trop fiers et prétentieux
Pour véritablement ouvrir nos yeux
Pardonne-nous notre carence
On ne voyait pas que ça allait encore grâce ton ancienne présence

Que ça se maintenait car tes marques n’étaient pas encore effacées
Mais plus la terre était piétinée
Plus on s’aperçut que c’est sur toi qu’elle reposait
Et qu’on ne faisait que la brûler.

On ne sait pas si on a encore une dignité
C’est bien, au moins vous arrêtez de me l’enlever
Vous voyez une corde et vous la tirez sans arrêt
Sans regarder sa fin ou à quoi elle vous mènerez

Normal qu’à un moment ça finisse par craquer
Vous savez, on peut aussi la caresser
Venez, je vais vous montrer
Vous voyez, on peut la tenir sans pour autant l’étouffer

C’est ainsi qu’on communique avec la vie
Ni trop ferme pour ne pas l’étouffer
Ni trop doux pour ne pas la lâcher
Et c’est sur le deuxième que votre force peut aider.

Allez, tant que vous restez attentif à la dualité
Tout devrait bien se passer
Douceur et fermeté, douceur et fermeté
Voilà, on va pouvoir coexister.

Prétention de l’un, 18/04/22

                                                       

Puissance de l’érotique

Il y a un problème
L’érotique me donne du plaisir je l’aime
Mais il m’attire aussi terriblement
A tel point que je ne décide plus vraiment

Je ne peux rien faire. Vraiment.
Le plaisir m’envoie toujours plus vers l’avant
C’est un aimant bien trop fort
C’est vraiment un fil très mince qu’il me reste dans mon corps

Le reste est dirigé vers l’attirant
Mes yeux ne peuvent décrocher
Ma tête est prête à tout renier ou inventer
Pour atteindre l’objet du désirant

C’est quand même un peu dérangeant ce truc délirant
Il ne faudrait pas qu’elle soit mal intentionnée
Parce que sinon n’importe où elle pourrait m’emmener
Est-ce que ma confiance je peux lui donner ?

Parce que si elle est bien intentionnée
Elle saura quand s’arrêter
Elle ne voudrait pas me faire délirer
Mais bon pas sûr qu’avec toutes ce soit gagné

J’ai donc à reconnaitre ma propre faiblesse
Que l’éroticité peut me faire perdre la boule
J’ai intérêt à bien surveiller les deux faisant péter les joules
Si je ne veux pas tout casser ou finir en laisse.

Puissance de l’érotique, 18/04/22

                                                       

Violence, pourquoi ?

Pourquoi il y a une jouissance dans la violence ?
Il y a jouissance grisante mais surtout accoutumance
La violence s’éteint d’elle-même
Et alors appelle toujours plus d’extrême

Bon d’accord ce ne peut être une nourriture stable
Car il y a un besoin de toujours plus empiler les tables
Mais pourquoi faire le choix de cette nourriture ?
Car il y a gain immédiat pour que l’on perdure

Quoi de plus instantané que la violence ?
Je n’ai pas. J’attaque. J’ai. Plus besoin d’avoir
Je n’ai pas. J’attaque. Je meurs. Plus besoin d’avoir
La roulette russe des besoins par la démence

Si le seul moyen d’obtenir est par l’attaque comme les animaux, pourquoi pas
Mais s’il y a bien d’autres moyens, pourquoi encore ce primaire pas ?
Est-ce par instinct primaire ? Par flemme secondaire ?
Ah c’est la souffrance qui a du mal à prendre de l’air

La croyance que si je souffre, il suffit que je fasse souffrir
Pour voir ma souffrance dans l’autre partir
Peut-être que sur le moment ce truc marche
Mais n’oublie pas que la violence a toujours besoin d’escalader des marches

Donc ce que tu crois être la clé
N’est en fait que pieu rouillé
Un pieu a double bouts
Qui s’enfonce dans le dur et le mou

D’une personne souffrant,
On en obtient deux souffrants
Rien n’a changé
Sinon que le problème a doublé

Et que pour qu’il y ait stabilité il y a besoin d’escalader
Sauf que la violence a un moment atteint un palier
C’est celui où l’un ou l’autre est tué
Détruisant peu à peu l’humanité.

Il y a donc nécessité que la voix soit changée
D’arrêter de croire que la violence résout
Alors qu’elle ne fait que multiplier
Et alors pourront coexister le dur et le mou.

Violence pourquoi, 16/04/22

 

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